Les Agendas 21 locaux se déploient de façon significative en France actuellement. Cette année, dans le cadre du dispositif de reconnaissance national “Agenda 21 local France”, le nombre de projets a plus que doublé. Sandrine Fournis, chef du Bureau des territoires au sein du ministère en charge du développement durable, explique notamment cela par une prise de conscience générale.
Quel est le rôle du Bureau des territoires, au Commissariat Général au développement durable ?
Nous avons une mission d’accompagnement des collectivités pour l’intégration du développement durable dans leurs politiques publiques de territoire. Nous élaborons des outils méthodologiques dans une démarche de co-construction avec les collectivités et les associations d’élus notamment. A la demande des collectivités, nous avons travaillé à l’élaboration d’un cadre de référence national des projets territoriaux de développement durable, adopté en juillet 2006. Celui-ci a permis de donner un cadre et une définition commune aux Agendas 21 locaux. Ainsi, 5 finalités essentielles ont été identifiées, désormais inscrites au code de l’environnement (L110-1) : la lutte contre le changement climatique et la protection de l’atmosphère, la préservation de la biodiversité, la protection des milieux et des ressources, l’épanouissement de tous les êtres humains, la cohésion sociale et la solidarité entre territoires et entre générations et enfin, les dynamiques de développement suivant des modes de production et de consommation responsables. Nous avons, par ailleurs, identifié 5 éléments déterminants pour assurer le succès d’une démarche de développement durable : la participation des acteurs, l’organisation du pilotage, la transversalité des approches (entre les services, entre politiques, entre territoires ), l’évaluation partagée, au service d’une stratégie d’amélioration continue.
Ces dix points-clefs peuvent être déclinés par tout type de territoire, marquant la souplesse et l’adaptabilité de l’Agenda 21 à tous les territoires. Ce cadre n’est pas rigide mais permet de réfléchir comment, localement, on veut construire ensemble une vision du futur.
...retrouvez l'intégralité de cet article dans Horticulture et Paysage n°134 Mars 2012 - Je m'abonne