Quinze ans après le démarrage du programme de recherche expérimentale Sciencil, les données recueillies sur le chantier de la Cité Internationale de Lyon vont faire l’objet prochainement d’une synthèse globale. L’objectif : mutualiser les connaissances afin de pouvoir proposer des solutions en matière de gestion de l’eau, de reconstitution des sols, de choix de fourniture végétale et diagnostic des arbres urbains. De nombreuses avancées techniques en termes de plantations et de conduites d’arbres proviennent déjà des résultats de ce programme de recherche.
Nous sommes en 1995, en phase de réalisation du chantier d’aménagement de la Cité Internationale de Lyon. Un projet sur vingt hectares dans un nouveau quartier, avec la première fois à Lyon, la volonté de réintroduire une forte dimension paysagère dans un projet urbain. Plus de 1 000 arbres vont être plantés sur des terrains en partie gagnés sur le Rhône. Le chantier partant de zéro, des hypothèses sont posées pour la reconstitution des sols, pour le choix des palettes végétales. Alors, pour pouvoir analyser la pertinence de ces choix, et pour améliorer les connaissances scientifiques et techniques, nait l’idée d’un programme expérimental baptisé Sciencil qui permettrait d’associer chercheurs et praticiens et de suivre dans le temps l’évolution du site. Pour permettre un suivi rigoureux, il faut connaître l’état initial des objets que l’on observe. Ici les sols ont été complétement construits et caractérisés dès leur origine, les végétaux étudiés depuis les pépinières dont ils proviennent. Tous les ingrédients sont réunis pour permettre d’organiser ce recueil de données d’observation. Il faut simplement du temps, et une continuité de la volonté des acteurs pour réunir, analyser et synthétiser l’ensemble des observations réalisées sur le terrain.
...retrouvez l'intégralité de cet article dans Horticulture et Paysage n°133 février 2012