Les problématiques de sécurité et de prévention des risques prennent de plus en plus d’importance dans les entreprises et les collectivités. Pour un des chantiers les plus risqués des espaces verts, l’élagage, il faut non seulement veiller à protéger le public, l’environnement et les intervenants, mais également à prévenir l’apparition des risques.
Un risque est généré par la rencontre entre un danger et une exposition. Les risques liés aux chantiers d’élagage sont de différentes sortes. Ils dépendent tout d’abord du type de chantier dont il est question, qu’il s’agisse de taille d’arbres d’alignement, ou d’intervention d’élagueurs grimpeurs dans le cadre d’une taille douce, d’un chantier de démontage d’arbre, d’abattage…. On rencontre ainsi les risques de travail en hauteur, d’utilisation de matériels dangereux, de chute, de renversement de nacelles, de blessures à la tête ou au corps, d’atteinte de l’ouïe en cas d’emploi d’instruments bruyants, de vibrations ou encore d’incendie, (si du matériel thermique est utilisé). Il faut également faire attention au risque électrique lié à la présence de réseaux aériens. Depuis quelques années, une catégorie de risque émerge et retient l’attention des professionnels à cause de la hausse des maladies professionnelles, ce sont les Troubles Musculo-Squelettiques (TMS), dus, entre autres, à la répétitivité des gestes. On rencontre de plus en plus souvent des syndromes du canal carpien, maladies de Raynaud, lombalgies, dorsalgies et tendinites. Des villes comme Limoges ont élaboré des fiches récapitulatives de sécurité, réparties par chantier et par acteur, répertoriant les risques encourus et les mesures à appliquer. Parallèlement aux risques pour l’agent, on retrouve également tous les risques qui peuvent affecter l’environnement urbain, les passants, le mobilier, les réseaux, etc., causés, entre autres, par la chute des branches ou le déplacement du matériel.
....retrouvez l'intégralité de cet article dans Horticulture et Paysage n°124, Mars 2011