Dans le contexte actuel de réchauffement climatique global et compte tenu de l’influence des activités humaines sur le climat, les températures élevées des villes sont corrélées à la concentration des gaz à effet de serre dans un scénario d’augmentation de la pollution inquiétant, selon le professeur Francis Allard (Université de La Rochelle, laboratoire Leptiab). Des solutions ont été avancées pour réguler le climat des villes lors de la conférence Cool Roof organisée par la société Soprema et le Leptiab en juin dernier à Paris.
Sur un siècle, l’objectif est de réduire de 2,5 à 5°C la température car le réchauffement climatique a de nombreuses incidences sur notre environnement et mais aussi et surtout sur la santé humaine. Le stress hydrique induirait une surmortalité et une aggravation de la pollution, notamment urbaine, car les polluants sont plus facilement relargués si la température augmente. Par ailleurs, compte tenu de la densité urbaine (76 % de la population européenne habitent d’ores et déjà en ville), le microclimat urbain est pénible pour les habitants en raison des charges anthropiques (bâtiments, transports), de l’ensoleillement (smog urbain, concentration d’ozone…) et de l’accumulation de chaleur (matériaux, absence de végétation…). Or la climatisation, même si elle améliore le confort des bâtiments, n’est pas la solution en raison de la consommation énergétique qu’elle nécessite et de l’accroissement de température qu’elle génère par ailleurs.
...retrouvez l'intégralité de cet article dans Horticulture et Paysage n°131 Nov. Déc. 2011