Il n’existe pas un, mais des murs végétaux. Des systèmes très différents permettent d’installer des plantes sur une structure verticale, en intérieur comme en extérieur. Mais les murs, dans leur ensemble, restent moins nombreux que les toitures végétales en raison de leurs bénéfices environnementaux plutôt moindres, de leurs contraintes d’entretien et de leurs coûts.
Dans le monde des nouvelles formes végétales, on parle beaucoup des toitures et de leurs vertus en matière d’isolation phonique, thermique… Qu’en est-il des murs végétaux ? Premier constat, végétaliser un mur et végétaliser une toiture n’ont rien de similaire, comme le rappelle Brice Rodriguez, du bureau d’études l’Atelier du végétal. D’un point de vue paysager d’une part, le mur végétal sera plus prégnant dans la ville que la toiture. En effet, le mur, lui, est bien visible, même pour le passant. Les perspectives où le végétal apparaîtra dans l’espace urbain seront donc multipliées. Dans tous les cas, la palette végétale est diversifiée, par rapport aux toitures où les sedums sont privilégiés pour leur résistance à la sécheresse. L’intérêt paysager de l’installation d’un mur végétal sur un bâtiment, qu’il soit neuf ou existant, est donc de premier ordre. Il résulte d’un choix en premier lieu esthétique. Au musée du quai Branly, le mur végétal crée par Patrick Blanc est un élément fort du concept architectural et révèle toute sa dimension créative, et même artistique.
...retrouvez l'intégralité de cet article dans Horticulture et Paysage n°127-128, Juin-Juillet 2011