Surnommé le “Jardin de la France” depuis le 15e siècle en raison de son patrimoine végétal, Tours est également riche d’un passé historique glorieux qui lui a valu le titre de “Ville d’Art et d’Histoire”. Mais c’est aussi une cité en mouvement qui, à travers de nouveaux programmes urbanistiques, construit la ville de demain.
Bâtie à l’origine entre la Loire et le Cher, formant deux axes naturels est-ouest, la ville s’est étendue de part et d’autre de ces deux fleuves au cours des siècles. Aujourd’hui peuplée de plus de 140 000 habitants, elle s’étend sur 3 436 ha dont 10 % sont constitués d’espaces verts publics. Adopté en juillet 2011, le Plan Local d’Urbanisme (P.L.U.), présente une nouvelle approche dans la gestion du territoire urbain puisqu’il définit, à travers un projet d’aménagement et de développement durable, les grandes orientations qui vont guider l’évolution de la Ville. Dans ce document, le patrimoine végétal et naturel de la ville prend une place importante et des mesures de protection, de restauration ou de valorisation permettent de le pérenniser. L’ensemble représente 35 % de la superficie de la commune, dont 100 ha sont classés en espaces boisés classés. En complément, des espaces verts remarquables ou structurants et des arbres ont été classés afin d’assurer leur protection. Ces espaces, riches d’essences rares ou typiques de la région, et notamment présents sur les berges de la Loire et du Cher, ont une fonction d’aération du tissus urbain et une valeur écologique. Le patrimoine bâti est également préservé afin de conserver la mémoire de la ville. Riche d’un des premiers secteurs sauvegardés de France, Tours a été en 1988 classée “Ville d’Art et d’Histoire”. Grâce au Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur, la superficie du patrimoine bâti sauvegardé est passée de 90 à l’origine 150 ha en 2008. De plus, 2000 immeubles bénéficient d’une protection liée à leur intérêt architectural.
...retrouvez l'intégralité de cet article dans Horticulture et Paysage n°132 jan 2012