Les arbres sont trop souvent taillés à tort, au mauvais moment et de la mauvaise manière. Pour couper court aux ravages des tailles sévères, pour cesser de corriger les erreurs de choix par des tailles drastiques et répétées, les jardiniers et élagueurs sont de plus en plus nombreux à préconiser une taille raisonnée de ces ligneux.
L’arbre est un être vivant, il fait partie du patrimoine naturel que chacun se doit de préserver et transmettre. Bien que géré comme partie intégrante de l’activité humaine, sa vie, sa croissance, son développement dépassent souvent l’échelle temporelle des hommes. Il est donc important de prendre en compte cette longévité et des aspects physiologiques du végétal, dans le maintien de sa survie en milieu urbain. Les associations d’élagueurs professionnels prônent aujourd’hui la méthode de la taille raisonnée. Le principe est simple, il s’agit de tenir compte des exigences, de la physiologie, du rythme de développement,… en un mot, considérer l’arbre comme un être vivant, et fragile. En France, avec la culture des jardins à la française et de la maîtrise de l’homme sur le végétal, c’est la culture de la taille qui prédomine dans l’entretien des arbres. Beaucoup de jardiniers pensent à tort qu’il faille systématiquement tailler les arbres. Trop souvent, l’implantation des essences en ville se fait sans considération des contraintes de développement. On aboutit ainsi à une incohérence entre le développement naturel de l’arbre et les exigences de l’activité humaine, un conflit qui augmente le nombre d’interventions et entraîne, dans le pire des cas, la mutilation du végétal. On assiste donc à la création de réseaux d’arboriculteurs et élagueurs autour d’une charte de qualité de l’arbre, garantissant des interventions raisonnées et douces. Jean-François Leguil, secrétaire du cercle de qualité Séquoia, est un fervent partisan de cette réflexion.
...retrouvez l'intégralité de cet article dans Horticulture et Paysage n°120, Octobre 2010