Une promenade verte et bleue s’étendant sur 12 hectares va offrir un nouveau visage au centre-ville niçois d’ici 2 ans. Le projet HQE permettra d’assurer une meilleure cohérence entre les différentes composantes de la ville ancienne et nouvelle, mais aussi de valoriser les perspectives et le paysage environnant.
La ville de Nice a décidé d’engager un projet global portant sur l’aménagement d’un parc urbain entre le Théâtre National de Nice et la mer. Le projet concerne une surface de 12 hectares qui s’étend sur 1,2 km de long, traversant les sites des jardins suspendus de la gare routière et le parc-autos (en cours de démolition), mais aussi le square Leclerc, l’Espace Masséna et le jardin Albert Ier. Le concours, lancé fin 2009, a abouti à la désignation du lauréat en juillet 2010 : l’agence Pena et Peña. La stratégie de la ville est de réaliser un poumon vert qui prenne sa place comme un grand parc urbain en cœur de ville. Le projet doit permettre de retrouver la cohérence entre la géographie du Paillon, fleuve niçois aujourd’hui souterrain, progressivement couvert à partir du 19e siècle en raison de ses crues violentes et incontrôlables, et l’organisation urbaine qui s’est développée sur les deux rives. Il vise à créer un lien entre le Vieux-Nice et la ville du 19ème siècle. La lecture du paysage urbain sera simplifiée, en suppriment les objets qui engendrent un sentiment d’accumulation : pergolas de différents styles, fontaines au traitement daté, hétérogénéité des traitements des sols. “Il s’agit d’abord d’une reconquête du paysage, de retrouver une logique géographique à l’échelle de la ville, une histoire commune à tous ces espaces disjoints”, analyse l’architecte paysagiste Michel Pena.
...retrouvez l'intégralité de cet article dans Horticulture et Paysage n°130 Octobre 2011