La mise en valeur du patrimoine d’une ville, que ce soit le bâti, ou le végétal, joue un rôle primordial dans le dynamisme du paysage nocturne. Outre l’effet touristique, cela permet également aux habitants de redécouvrir leur ville.
L’éclairage d’une ville se distingue en deux catégories. D’une part, l’éclairage public assure la sécurité des biens et des personnes, la nuit. D’autre part, l’illumination d’éléments clés du paysage assure une mise en valeur du patrimoine bâti ou végétal. Ces deux formes d’éclairage ne font pas que coexister, mais se doivent d’être complémentaires. Les programmes de mise en lumières sont intégrés à part entière dans le plan lumière des villes. Leur élaboration peut être provoquée par une opération de réaménagement, comme la réhabilitation du centre historique d’Orléans. Dans d’autres villes, comme Clermont-Ferrand, la mise en lumière se fait de manière continue.
Le bâti chargé d’histoire
La mise en valeur des bâtiments de la ville peut prendre différentes formes. On peut éclairer des façades entières, un détail d’architecture, un porche, une maison ancienne…Les choix sont généralement effectués dans une cohérence d’ensemble. La décision est prise de concert entre le service de l’éclairage, les élus, et parfois le service culturel. « Orléans est une ville chargée d’histoire, riche en patrimoine ancien, » explique Jean-Jacques Cabaret, directeur du service éclairage urbain. « On cherche à caractériser l’histoire, mais aussi des bâtiments contemporains dans notre mise en lumière. » Celle-ci doit apporter un plus à l’éclairage général, faire ressortir des détails architecturaux intéressants. La ville de Clermont-Ferrand accorde une importance toute particulière à chacun des bâtiments sous le feu des projecteurs. Chaque bâtiment est différent en forme et en matière, la conception de l’éclairage se fait au cas par cas.
...retrouvez l'intégralité de cet article dans Horticulture et Paysage n°123, Février 2011