Les quatre fleurs et les grandes distinctions, ça se mérite ! A Levallois comme ailleurs, encore qu’à Levallois on sache particulièrement faire dans l’excellence. La méthode : ne rien laisser au hasard, ne dédaigner aucun recoin, aucun espace… et gagner partout des espaces verts, des parcs, planter des arbres. C’est un combat contre le bitume, contre le béton chaque fois que c’est possible et cohérent. Volonté politique, capacité technique… Tous les ingrédients d’une vraie Fleur d’Or !
En recevant la Fleur d ’Or au cours de la cérémonie de remise des prix du Comité National des Villes et Villages Fleuris, le maire Patrick Balkani a rappellé quelle politique il voulait pour sa ville. “Lorsqu’on a une des communes les plus densifiées de France et même d’Europe après Paris, avec beaucoup d’entreprises, on se doit de privilégier l’environnement ! En recevant la Fleur d’Or, qui est un label prestigieux, je suis dans l’état d’esprit de ceux qui reçoivent un César : je suis le producteur mais j’ai à mes côtés une fabuleuse directrice de production avec Sophie Deschien, adjointe aux services techniques, à l’environnement et aux espaces verts elle même assistée d’une équipe technique et de jardiniers motivés dirigés par Fabrice Théron. Car ce résultat est le fruit d’un véritable travail d’équipe.”
On est bien sûr habitué à entendre les acteurs chantés leurs propres louanges ! Alors rien ne vaut un tour sur le terrain comme y invitait le maire pour conclure son discours. Et franchement, on comprend le choix du jury. Levallois jouxte le 17ème arrondissement de Paris où l’on se félicite de mener une politique alternative respectueuse de l’environnement et différenciée. Pour la différence, c’est vraiment réussi… Le passage du quartier de la capitale à Levallois-Perret est saisissant : on passe de l’abandon à la perfection ! La volonté politique n’est pas qu’un affichage. Tout est fait pour reconquérir tous les espaces disponibles, y compris sur du foncier bâti que l’on démoli parce qu’il ne correspond plus aux normes et dont l’espace sera occupé par un parc. Lorsque l’on connaît le prix du foncier dans le secteur, on admire la démarche ! Et grâce à cette politique, la commune de 242 hectares bénéficie de plus de 40 hectares d’espaces verts, quasiment 20 % ce qui est une véritable prouesse lorsque l’on connaît les inévitables convoitises que cela génère.
...retrouvez l'intégralité de cet article dans Horticulture et Paysage n°129 Août-Septembre 2011