Plus tout à fait place, ni tout à fait jardin… la place des Rosiers, située à Cholet, est le fruit d’un projet que l’on pourrait qualifier d’« hybride ». Au détour d’une rue bordée de pavillons mitoyens s’élevant sur un étage, le promeneur tombe, plutôt surpris, sur un jardin fleuri et coloré en rupture avec l’urbanisation dense et un brin austère de ce quartier datant des années 1950-1955.
Avant les travaux réalisés en 2006, le lieu n’avait ni identité, ni histoire particulière. La place des Rosiers, qui s’étend sur 1850 m2, avait certes un nom évoquant des rêves parfumés… mais dans la réalité, il s’agissait d’un espace de stationnement aléatoire, servant même parfois de dépôt de matériaux. L’objectif de la municipalité était de mettre à disposition des habitants un jardin de proximité comprenant plusieurs aires de repos composées de mobiliers urbains, de deux aires de jeux (l’une pour les 2/6 ans, l’autre pour les 6/10 ans), d’une petite aire réservée aux boulistes et de places de stationnement en remplacement de celles perdues par les nouveaux aménagements. Il s’agissait également de concevoir un projet suffisamment conceptuel et comportant une végétation assez variée pour en faire un produit touristique potentiel. L’aménagement de la place des Rosiers fait partie intégrante d’un projet plus large proposé aux élus par la Direction paysage et cadre de vie : créer un jardin dans chaque quartier de la ville. La maîtrise d’œuvre et la maîtrise d’ouvrage ont été entièrement assurées en interne par cette même direction, qui a géré également l’aspect plantation, aux côtés d’une entreprise spécialisée dans les espaces verts et du centre technique municipal qui a mené à bien la réalisation de tout le travail de serrurerie. Une partie du mobilier ayant été conçue par le bureau d’études paysagères de la ville. Si la municipalité n’avait pas pu disposer de ces compétences internes, mener un tel projet n’aurait pas été envisageable du point de vue financier.
...retrouvez l'intégralité de cet article dans Horticulture et Paysage n°123, Février 2011